L’Astrolabe

Le départ se fait jeudi 15 Décembre à 12h après avoir avalé un dernier repas sur sol stable, et après un briefing sécurité et exercice d’évacuation.

Tout les passagers sont sur l’hélideck pour voir la manœuvre et regarder défiler les derniers bouts de terre, qu’on ne reverra pas avant au moins cinq jours en mer.

Tout le monde est heureux d’enfin partir, mais on sent quand même une certaine tension : nous savons que nous allons nous faire méchamment brasser dès l’entrée dans l’océan austral. Les prévisions indiquent une houle de 6 mètres sur plusieurs jours, et tout le monde sur le bateau connaît la réputation de l’engin. L’Astrolabe est fait pour la glace, et a du coup un fond plat et pas de quille afin de pouvoir se poser sur la banquise s’il s’y retrouve coincé, bref un véritable culbuto en mer. Et on se rend vite compte qu’il est à la hauteur de sa réputation, quand sur l’eau encore presque plate l’Astrolabe gigote déjà sacrément. Quasiment tout le monde a son patch collé derrière l’oreille ou s’est enfilé une double ration de pilules.

On finit par arriver en mer, et au moins on peut dire que les prévisions ne se sont pas trompées… Les 45° de roulis du bateau sont bien vite atteints et il devient presque impossible de rester debout sans se tenir. Beaucoup de gens restent sur le pont mais ça n’est alors plus pour profiter du paysage, mais seulement pour garder en vue l’horizon, afin d’essayer que le repas du midi reste là où il est. En vain. Le mal de mer fait vite des ravages et on finit chacun son tour la tête par-dessus la balustrade. Par chance la position allongée permet d’aller relativement mieux. Le lit restera donc l’unique lieu de vie de la plupart (moi y compris) pour les deux prochains jours, et la salle à manger doit probablement être bien vide pendant cette période.

La mer finit par se calmer un peu et les gens sortent de leur lit petit à petit pour remplir le salon, voire le pont pour les moins frileux et les scientifiques qui doivent balancer des sondes toutes les heures dans la mer.

Petite présentation des lieux principaux :

La chambre

Pour ma part j’hérite d’une chambre de quatre personnes, qui s’avère être la plus petite à bord et dont le hublot donne sur un couloir intérieur… Et comme il n’y a rien pour sangler les nombreux sacs que l’on a (nos bagages avion en plus de nos paquetages IPEV), nous sommes obligés de tout laisser par terre vu qu’avec le tangage du bateau ils y reviennent de toute façon.

Et même par terre il a fallu deux jours avant d’arriver à trouver une position correcte des sacs, avec un savant calage de l’échelle, pour qu’ils arrêtent de faire des ziiiiiiiiiiiiip BLANG toute la nuit au rythme du roulis.

Pour dormir chacun sa technique pour éviter de rouler : remplir son lit de fringues pour se faire une cuvette, caler des sacs sous le matelas… Rien n’est parfaitement efficace mais j’arrive à dormir c’est l’essentiel.

La salle à manger

Le repas s’y fait en deux services à cause de la place disponible. On y mange relativement bien et on se demande encore comment le cuistot arrive à cuisiner dans les conditions qu’on a rencontrées.

Toute le mobilier est fixé au sol et les tables sont recouvertes de nappes antidérapantes pour limiter la casse.

Le salon

C’est le lieu où on passe le temps comme on peut : lecture, sieste, films, et jeu de cartes, notre activité principale depuis que nos estomacs le permettent.

La taille est également limitée et tout le monde ne tient pas dedans, mais entre les nombreuses siestes des uns ou l’impossibilité de se lever des autres on arrive généralement à y trouver une place. Une place qui glisse avec le bateau quand elle n’est pas fixée, mais une place quand même. De toute façon on finit, résignés, par lire notre bouquin assis sur un fauteuil qui parcourt la pièce au gré de la houle sans plus s’en soucier.

Passerelle de commandement

jgebfjjj ddggjghe

En plus d’une belle vue panoramique, on peut y lire les nouvelles du jour transmises par les TAAF et imprimées quotidiennement. C’est également l’endroit le plus haut du bateau, donc celui qui bouge le plus, je n’ai pas tenté d’y accéder au plus fort de la houle, mais ceux qui s’y sont essayés sont revenus avec un teint bien plus verdâtre qu’avant.

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