Le débarquement

Au bout du troisième jour au bord de l’Astrolabe, la mer commence à se calmer, et les estomacs à s’habituer. Les gens sortent petit à petit de leur chambre, et commence alors la routine dodo/film/lecture/coinche/repas/tarot etc…

Puis un matin :

De la glace partout à perte de vue. Et avec cette glace tout un tas de bestioles : manchots Adélie, manchots empereur, pétrels des neiges, albatros, orques, phoques…

Tout le monde sort pour profiter du spectacle malgré la température qui a nettement chuté, l’occasion de tester les tous nouveaux vêtements chauds fournis par l’IPEV. Ça grouille de vie partout et quasi tous les blocs de glace ont des traces de manchots dessus.

Manchot empereur
Phoque

Au fur et à mesure qu’on avance, la glace se densifie de plus en plus. Maintenant le bateau ne se contente plus de simplement pousser les blocs, mais prend son élan pour monter sur la glace afin de la casser et avancer un peu. Quelques repérages en hélico sont lancés pour trouver les potentielles rivières d’eau dans lesquelles on pourrait s’engouffrer, en espérant que celle-ci parte dans la bonne direction. Alors forcément ça va bien moins vite que sur l’eau, et il arrive qu’on avance de moins de 10 km en une journée. La distance Astrolabe – DDU à ce moment est de plus de 150 km, ne permettant pas un débarquement en hélico, et encore moins un transport de charges. On commence à se demander si on va pas passer Noël dans le bateau.

L’Astrolabe dans le pack

Fabien, le pilote qui fait la traversée avec nous, en profite pour nous faire une petite formation sécurité hélico, d’autant qu’une bonne partie de nous (moi y compris) va être chargé du chargement/déchargement du matériel.

Puis on nous annonce enfin que le bateau a passé la limite permettant un débarquement vers DDU. La liste des vols est affichée et tout le monde prépare ses valises pour la dernière partie du voyage.

Embarquement
Décollage!

L’astrolabe étant encore loin de la base, ça sera donc un survol magique de 30 minutes au-dessus de la banquise et d’icebergs monstrueux. On regarde par la fenêtre comme des enfants avec un sourire niais collé aux lèvres et on tente désespérément de prendre des photos du paysage, mais aucune ne saurait montrer à quel point celui-ci est majestueux.

Embarquement
Survol de la banquise

Puis on finit par apercevoir des bouts de terre émerger de la neige, et finalement la base Dumont d’Urville. Les vols s’enchaîneront toute la journée jusqu’à ce que tout le monde ait débarqué. Enfin, on y est !

Arrivée à DDU en hélico
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2 réflexions sur “Le débarquement

  1. Merci pour ces photos qui nous font voyager en ta compagnie. Un périple en hélico au-dessus de la banquise, ça doit faire rêver Michel…

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  2. « Il y a des personnes qui rêvent leur vie, et d’autres qui vivent leurs rêves. »
    Ton blog est exceptionnel Sylvain. Quand les collègues d’Hispano m’ont appris la nouvelle, j’ai d’abord été surpris, étonné, puis je me suis dit que personne d’autre que toi ne pouvait vivre cette expérience. Scientifique isolé sur ta base, tu seras un peu notre Thomas Pesquet à nous 😉
    Profite bien mon Sylvain et à très vite pour écouter toutes ces histoires…
    Boris.

    J'aime

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